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Rencontre avec Hakim Amrani Montanelli fondateur du FlyLab

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Twittant sous le pseudo de @leflylab cet ingénieur du son de formation, est aujourd’hui sur le point de finaliser avec sa petite équipe et Gilles Babinet (@babgi) l’ouverture au public d’un lieu unique à Paris : le FlyLab.
Hakim découvre il y a trois ans de cela l’impression 3D, et comprend assez vite le potentiel énorme de ces machines.  Il met à peu près un mois pour acquérir les rudiments de ce nouvel outil et parvenir à dompter la machine afin de pouvoir fabriquer et tester de nouvelles pièces.

Le vol est pour lui une passion ancienne…  et c’est tout naturellement, après une phase de découverte et les tests réalisés, que le Flylab vit le jour.

Hakim Amrani Montanelli, pouvez-vous nous expliquer ce qu’est le Flylab, comment il est né ?

Le Flylab c’est quoi ?

Le Flylab est né quelques mois après l’acquisition de la première imprimante 3D, il y a trois ans.
C’est un procédé très très rapide pour concevoir des prototypes qui pourraient tout à fait ensuite être produits à grande échelle dans un autre cadre. Ce qui le différencie énormément des grosses industries.

Le Flylab : ce sont deux parties assez distinctes. Une partie Fablab normale où l’on va apprendre à utiliser des machines, des logiciels et où l’on va produire – fabriquer des choses, des objets : un lieu tel qu’il a été défini au fondement par le MIT; où l’on forme les gens en toute sécurité et où les projets « économiques » ne doivent pas dépasser la cadence de formation du fablab.
Et c’est aussi une partie électronique où l’on trouve des oscilloscopes et autres fréquences mètres.
La seconde partie est liée au R&D, qui est poussée en avant et qui permet en solo ou via la rencontre de makers, de gens de la communauté open source, de tenter des projets de petite taille.

Des centaines de pièces ont déjà été fabriquées depuis sa création, des nacelles aux pieds en passant par des châssis complets. Certaines pièces conçues dans le FlyLab ont un coût 5 à 8 fois inférieur au prix d’achat de nacelles brushless et autre châssis …

En quoi consiste-t’il ?

Aujourd’hui, il n’est pas encore complètement ouvert, puisqu’il est installé IN HOUSE. Plusieurs options de lieux sont en pourparlers pour l’ouverture prochaine de ce lieu d’innovation et de création au plus grand nombre (rien n’est finalisé pour l’instant, mais plusieurs endroits seraient susceptible d’accueillir ce laboratoire volant – au sol on parle de l’école 42 de Xavier Niel, de la Paillasse dans le 2eme arrondissement de Paris)

A qui est-il destiné ?

Le FlyLab s’adresse à différents profils : techniciens, makers, ingénieurs, en fait à toutes les personnes qui ont envie d’apprendre, des modélistes mais aussi pourquoi pas des industries.

Quels sont vos motivations et les objectifs poursuivis ?

Le premier développement du FlyLab consistera à offrir un lieu ouvert. Il est prévu d’inaugurer dans un futur proche d’autres lieux à Paris, deux ou trois centres.
La motivation première relève d’un besoin de retrouver ce coté pionnier et marque d’expérimentation dans des lieux ouverts. La recherche et la formation sont aussi des voies constantes …

Comment ça marche pour fabriquer une pièce au Flylab, combien de temps est-il nécessaire pour arriver à un prototype finalisé ?

Même s’il n’est pas encore possible de commander directement ses pièces sur le site… on peut venir, dessiner la pièce avec moi, s’installer sur un logiciel de modélisation type Ketchup ou Blender, proposer une forme. On part d’une V0 et très vite on va vers une V5 ou V6 en apportant des modifications mineures, qui font sens tant les grammes sont importants pour ces machines volantes dont l’autonomie est encore réduite.
Ce procédé peut aller très très vite, on dessine la pièce à 9h, à 9h15 on lance l’impression, à 9h30 la pièce est chaude, finie. On la teste tout de suite, on la modifie fin de matinée puis on se dirige vers Vincennes, pour des tests en vol et on valide ou pas.

Si on le désire on peut fignoler ses pièces en bois, plastique ou carbone à l’aide de bains chimiques pour un design développé, et rendre les pièces plus lisses.

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Le travail de finition est une des parties les plus exigeantes sur une pièce imprimée

Votre vision du futur ?
Les usages possibles pour vous ?

Le drone c’est un robot. Il va prendre une place de plus en plus importante dans le futur, pour du petit déplacement d’objets, de l’analyse technique (rayonnement, thermographie…) et de la surveillance.
La gestion des catastrophes naturelles devrait être la première action à mettre en place afin de rendre possible dans ce genre de situation l’acheminement de médications, vaccins ou matières premières.

Quand les routes n’existent plus, que la distance séparant les blessés des premiers secours à vol d’oiseau – ou de drone est peu importante, alors, le drone pourrait sauver bon nombre de vies.

Vous pouvez en savoir + en cliquant sur les liens suivants :

Le site du FlyLab
Thingiverse

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